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FAQ

Pratique / Technique


– Comment faites-vous pour vivre avec 8 euros par jour ?

Nous avons décidé de voyager pour 3 années sans aller dans les hôtels, ni dans les auberges ou les camping. Le soir venu nous plantons la tente dans un champ, installons nos hamacs sous les cocotiers ou rencontrons une personnes qui nous ouvre les portes de son garage, son salon ou sa chambre d’ami. Cette philosophie de voyage, en plus de permettre le respect d’un maigre budget, ouvre les portes d’un monde qu’on ne soupçonne pas : un monde où les gens vous tendent la main.
Les autres astuces pour économiser : se déplacer à vélo, ne jamais acheter d’eau minérale, cuisiner soi-même, faire sa lessive à la main, éviter les zones touristiques… Ainsi vous verrez que 8€/jour c’est même un grand luxe 🙂

PS : il est parfois plus économique d’aller dans un modeste restaurant que de faire ses courses pour cuisiner. (Bolivie, Venezuela, Laos, Chine etc…)

 


– Comment choisir son vélo ?

Voici une page que nous avons dédié au choix du « vélo tour du monde » ici

 


– Comment choisir sa tente?

Voici une page qui explique comment nous avons choisi la tente utilisée pendant les trois années sans jamais le regretter.

 


– Comment vous faites pour ne pas vous faire voler les vélos pendant une tel voyage ?

 La nuit

Un des avantages à voyager en équipe c’est de pouvoir attacher les vélos les uns aux autres. Il n’est pas nécessaire de les sécuriser avec un antivol. Une ficelle, celle qu’on trouve sur toutes les tentes, fera l’affaire. L’idée est que le « voleur » ne saura pas où sont attachés les vélos et s’il tente de partir avec il fera tomber les autres vélos. (Nous laissons nos vélos debout, les uns contre les autres).
Si vous êtes seuls vous pouvez également attacher votre vélo à la tente. L’idée est de faire en sorte que l’opportuniste mal intentionné ne voit pas la ficelle et par conséquent qu’il vous réveille en tirant sur le vélo. N’oubliez pas qu’en général, par souci de discrétion, il ne pourra pas allumer une lampe pour trouver l’attache.
Autre solution que nous avons régulièrement adopté consiste à mettre le vélo entre des buissons et la tente, entre un mur et le hamac etc… rendant ainsi le vélo inaccessible.

Le jour
À plusieurs c’est relativement facile de se préserver du vol. On surveille le vélo de celui qui va faire les courses par exemple. Seul, il serait plus juste demander à ceux qui ont beaucoup d’expérience en la matière comme Olivier Peyre.
Ensuite, lorsqu’on veut partir grimper une montagne, descendre une rivière ou explorer une jungle, nous avions l’habitude de laisser nos vélos chez les personnes que nous rencontrions sur place. Nous n’avons jamais eu de mauvaises surprises avec cette méthode.

 

 


– Comment vous faites avec les vélos dans les transports en commun ?

Voici une page où nos partageons quelques idées sur le transport des vélos en avion, train, bateau etc.

 


– Comment revenir avec des belles images de son voyage ?

Voici deux pages dédiées à ce thème :
Partie 1
Partie 2

Divers


– Quel est pour vous le ou les plus beaux souvenirs de ce long voyage ? Notamment en matière de rencontres et de paysages ?


Après bientôt 3 années sur les routes nous avons des centaines de souvenirs, plus forts les uns que les autres. Mais il est toujours bon de donner un exemple et nous pouvons vous parler de la rencontre d’Alain, un retraité français qui vit en Colombie. Tandis que nous dormions dans les rues de Cartagena, passant nos journées à chercher un bateau pouvant nous emmener gratuitement jusqu’au Panama, Alain, un peu bourru mais curieux, vient nous aborder. Puis tout s’enchaîne comme une douce mélodie. Nous sommes invités chez lui, passons une soirée à écouter son parcours et à raconter nos anecdotes, apprenons qu’il possède un bateau… Encouragé par sa femme, le lendemain Alain nous explique qu’il est d’accord pour nous emmener jusqu’au Panama sur son petit voilier de 9m. Ni une, ni deux, nous l’aidons à remettre son bateau en état, passons 5 jours à naviguer dans les Caraïbes, découvrons les indiens Kunas des îles San Blas et apprenons à mieux connaître cet homme sensible et généreux. Avant de nous quitter il nous dira « Vous m’avez réconcilié avec la jeunesse ». C’est quelques mots raisonnent encore dans nos têtes et dans nos cœurs.

Si les rencontres sont les plus belles récompenses dans un tel voyage nous traversons aussi des paysages qui nous laissent silencieux et rêveurs. Si la Bolivie, aussi connu sous le nom de Tibet de l’Amérique du Sud, nous laisse des souvenirs impérissables à des altitudes frôlant avec les 5000m, que la nature dense de l’Alaska ou de l’Amazonie nous fait encore rêver lorsque nous en parlons, nous pouvons surtout témoigner de la beauté unique du continent Antarctique. Une nature intacte, des montagnes plongeant dans la mer et une faune abondante et curieuse.

 


– Qu’est ce que vous apporte le vélo par rapport à un autre mode de transport ? Pas trop dur physiquement/pas trop de soucis techniques ?


Nous ne sommes pas des cyclistes à la base et nous avons choisi le vélo car nous aimons nous dépenser physiquement, sommes autonomes et pouvons nous déplacer relativement rapidement. Nos vélos ont été préparés pour pouvoir se réparer simplement et partout dans le monde.
Ce que nous ne soupçonnions pas avant le départ c’est à quel point le vélo est une vitrine. Nous attisons la curiosité des gens et ceci facilite énormément les premiers contacts avec les locaux. C’est ainsi que nous avons été hébergé par plus de 150 familles en 30 mois sur les routes du monde.

 


– Qu’est ce qui vous surprend le plus dans ce voyage ? Des belles surprises, des coups durs ?

Nous apprenons énormément de chose dans une telle aventure, sur sois même et sur les autres. Sur la vie ainsi que sur la société. Mais s’il fallait citer une grande surprise de ce voyage ce serait sans doute la bonne nature de l’Homme. Contrairement à ce que nous pouvons voir à la TV où lire chez certains médias nous avons expérimenté un monde positif, une humanité extraordinaire, une hospitalité sans frontière. Mais c’est aussi tristement que nous avons constaté que toutes les sociétés sur notre chemin entretiennent cette peur de l’inconnu, cette paranoïa du terrorisme, cette crainte de la fin du monde… Combien de fois avons nous entendu que le pays frontalier est extrêmement dangereux ? Puis de nouveau le même discours une fois de l’autre côté de la barrière ?

Quand on pense aux coups durs, les gens s’imaginent souvent les difficultés physiques dans la traversée du désert australien ou encore les nuits froides à 4600m d’altitude en Bolivie. Mais si nous faisons ce voyage c’est aussi parce que nous aimons repousser nos limites et relever des défis. Ces difficultés là sont choisies et font souvent de très bons souvenirs. En revanche un des points les plus délicat à gérer est sans doute l’aspect social de notre aventure. N’oubliez pas que nous vivons 24h/24 ensemble toute l’année, roulons ensemble, mangeons ensemble, dormons ensemble, travaillons sur nos films et photos ensemble, gérons les problèmes ensemble… Nous vivons cette contrainte plutôt bien car après 30 mois nous sommes toujours heureux d’être en équipe, mais il y a des valeurs qu’il faut mettre au premier plan pour que cela fonctionne : la tolérance, le respect et l’honnêteté.

 


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