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La team Solidream au complet

L’Amérique à vélo, de l’Antarctique à l’Arctique

L'Amérique à vélo, de l'Antarctique à l'Arctique

L’Amérique à vélo, de l’Antarctique à l’Arctique

L’Amérique, nous voulions l’avoir et nous l’avons eue ! Des routes rudes mais des paysages exceptionnels; des moments durs, mais des rencontres fortes; des à priori mais des chocs culturels fascinants; des inquiétudes mais des défis relevés. Mais au final surtout le sentiment d’avoir vécu tout simplement, d’avoir pris les opportunités comme elles sont venues et d’en avoir tiré toute la substance. Rétrospective sur 25 000km en 17 mois de voyage sur un continent.

 L’Amérique, on la voulait et on l’a eue !

L’Amérique s’est faite du sud au nord, des icebergs d’Antarctique à bord d’Ocean Respect, à la toundra d’Alaska au milieu des hordes de moustiques. Si les deux pôles partagent une partie de leur appellation, note aventure dans ces deux contrées n’a pas vraiment eu de point commun: d’un côté la découverte d’un continent vierge et magique accompagnés de vieux loups de mer, de l’autre la traversée de chaînes de montagnes menant aux puits de pétrole de l’Arctique.

Les icebergs d'Antarctique

Entre ces deux extrêmes, que de scènes magnifiques nous ont été offertes sur le nouveau monde ! Nous avons traversé des déserts : dans le froid d’Atacama au Chili, au milieu des cactus mexicains ou dans la sécheresse de Death Valley aux USA. Les montagnes, elles, offrent deux types d’émotion : l’excitation à l’idée  de devoir gravir leurs cols puis le sentiment de fierté d’arriver en haut, récompensés par des vues splendides. Elles nous ont donné du fil à retordre en Patagonie sous la pluie, en Bolivie à plus de 5000m d’altitude, dans la Sierra Nevada sous la neige et dans le grand nord américain, fatal à Etienne.Traversée de l'Amazonie à vélo

Mais le plus difficile fut bien la jungle : traverser l’Amazonie à vélo, le défi semblait difficile, mais après 40 jours et 2500km de piste nous sortions de cette fournaise verte, non sans avoir vécu la peur du jaguar et des petites bestioles. Les climats tropicaux nous offraient finalement à la fois une expérience inaccoutumée au Venezuela, un panorama de carte postale dans les îles des San Blas au Panama, et enfin des terrains volcaniques au milieu des volcans d’Amérique centrale.

 

Des rencontres fortes

Chaque rencontre est incroyable, et tant mieux, elles sont le moteur de notre aventure : à la fois par la solidarité dont les gens font preuve envers nous mais aussi par la richesse spirituelle que toutes ces personnes rayonnent. Trop nombreuses pour être toutes répertoriées ici, nous n’oublions personne. Quelques exemples : Neve qui nous accueille à Valparaiso, Xuben en Bolivie qui nous laisse mettre notre tente à l’abri pour lutter contre les nuits à -20°C et finit par nous offrir un repas chaud, Alain qui nous emmène sur son voilier à Panama depuis Cartagène en Colombie en nous faisant découvrir les San Blas, Patrick qui nous accueille chaleureusement chez lui dans son paradis d’Alter do Chao à notre sortie de l’Amazonie au Brésil, Nicholas qui nous accueille chez lui 3 semaines à Vancouver, Barbara qui nous emmène dans son camion pour rentrer à Fairbanks en Alaska, après notre périple vers l’Arctique. Nous pourrions écrire un livre entier dédié à ces rencontres fortuites et heureuses qui font tout l’or du voyageur. Du fond du coeur, merci pour eux d’avoir fait ce qu’est notre aventure aujourd’hui. Quelque part, Solidream c’est eux, ils sont notre rêve. Et nous n’oublions pas les donateurs et mécènes qui, à distance, nous aident tout autant.

Brian donne son impression : « Je suis tout le temps surpris par la sympathie des gens. Je ne m’imaginais pas autant avant ce voyage. Aujourd’hui, je suis persuadé que partout où nous mettrons les pieds, des personnes géniales valent le coup d’être rencontrées. De mon côté, je suis devenu meilleur je crois et j’espère transmettre cela à quelqu’un d’autre plus tard, quand je pourrai être bon à mon tour avec les voyageurs qui se donnent du mal.« 

Le Yukon en radeau

Le Yukon en radeau

Du vélo oui, mais pas que !

 

Ascension du Mont Tom

Ascension du Mont Tom

Solidream c’est un tour du monde à vélo, c’est clair, mais nous le rappelons : nous ne sommes pas des cyclistes. Le vélo est un moyen, pas une fin. D’ailleurs, sur notre parcours américain, nous n’avons pas hésité à essayer d’autres manières de relever des défis : hormis notre expédition en Antarctique en voilier, il y a eu l’ascension du Mont Tom en Californie, la descente du Yukon avec un radeau construit de nos mains ou encore la traversée en voilier depuis la Colombie vers Panama.

Notre devise « tracer pour profiter » laisse la place minimale au vélo finalement, pour une aventure « à vélo ». Avec ce mode de fonctionnement, nous avons pu découvrir un grand nombre de villes fascinantes comme Valparaiso, La Paz, San Salvador, Antigua Guatemala, Las VegasSan Francisco, Seattle ou bien profiter de petits coins de paradis comme Alter do Chao, Valle de Anton, Tamarindo, Playa Nexpa, Lake Tahoe ou encore Whitehorse. Autant d’endroits où nous retournerions bien faire un tour avant de mourir ! Avec une seule petite ligne sur un continent nous avons vu tellement de merveilleuses choses… Cela nous confirme surtout que le monde est bel et bien composé d’une infinité d’endroits qui valent la peine d’être vus, personne ne pourrait prétendre en avoir vu la fin.

Morgan explique : « Une des choses que j’aime le plus dans cette aventure c’est la diversité de nos activités. Nous passons de la voile au vélo en passant par la marche ou le radeau et chaque fois nous devons nous adapter à un nouvel environnement, de nouvelles difficultés ainsi que de nouveaux plaisirs. L’Amérique nous a permis de relever de beaux challenges mais la suite de notre aventure nous réserve encore de belles surprises…« 

Sur les routes du Mexique

Sur les routes du Mexique

« Encore » un an, ou « plus » qu’un an ?

Pour rentrer en France, il nous reste encore au moins 20 000 km à vélo, en un peu plus d’un an et à travers trois continents : Océanie, Asie et Europe. Nous savons que le rythme sera élevé durant les derniers mois, ce sera difficile. Mais cela ne nous empêchera pas de profiter de tous ces paysages, ces rencontres et ces bons moments tous ensemble. Alors la formule serait plutôt : plus qu’un an à profiter, avant de rentrer à la maison. Mais ce sera l’occasion de revoir nos familles et amis, d’autres bons moments en perspective !